Alpha et omega

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Je ne suis pas un mâle dominant.
Je suis célibataire.
Je le resterai.
Qu’on se le dise, rien n’a changé. Les femmes sont les mêmes et de facto, les hommes aussi.
Toi, la féministe convaincue qui lit ce texte, tu vas me détester, me traiter de macho décérébré… Je m’en fous, je suis peut-être plus féministe que toi…
Marre de ta pensée unique. Marre d’entendre que les hommes sont des misogynes. Lire la suite

Récréation.

24284.adduna-monsieur-l-ecrivain.w_1280.h_720.m_zoom.c_middle.ts_1389435263.Un artiste déchu par les gens qui l’entourent
se croyant le meilleur, écrivait nuit et jour.
Maniant le stylo comme on manie une arme,
il accouchait des maux qui nuisaient à son âme.
Il pondait ses bons mots tels des cris silencieux
et pensait, le tout beau, être talentueux.
Il regardait, pensif, le monde autour de lui,
en écoutant des muses qui inspiraient sa vie.
Les feuilles gribouillées s’entassaient dans un coin,
des centaines de pages pour une histoire sans fin. Lire la suite

Tempête dans la rade

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Elle ne s’est pas levée ce jour-là.
Je savais que cela arriverait, tôt ou tard; elle savait que je savais, et on ne savait pas vraiment quand cela se produirait, quand il allait falloir agir, vite et bien, intelligemment et promptement.
On a agit.
Envers et contre tous. Avec certains. Sans d’autres. Mais pour elle.
Ce n’est pas si simple, d’agir, dans ces cas précis : l’émotion l’emporte sur la raison, la raison s’estompe devant la colère.
Mais on l’a fait.
J’attends le 9 mars. Lire la suite

Je n’aime pas les gens.

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Je n’aime pas les gens.
J’aime la vie, mais sans les gens ; je suis asocial. Peut-être.
Ne pas aimer les gens, est-ce être complètement en dehors de toute vie possible ? Est-ce être mort vivant ? Est-ce forcément un mal ?
Je n’aime pas les gens, ils sont médiocres et inconsistants et vils, et puis stupides aussi, et hypocrites, et sans aucun intérêt. Lire la suite

Le ver et les fourmis.

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Il se débat.
Il se tortille dans tous les sens.
Sa danse est ridicule, n’a aucun sens.
Il est pitoyable, à tournoyer dans la terre comme ça.
Je le vois. Je le regarde. Je ne comprends pas : un ver, ça rampe, qu’est-ce qu’il a, à tournoyer comme ça ?
Et je vois la fourmi, qui l’attaque ; qui lui grimpe dessus, tel un cowboy sur son taureau fou.
Elle s’accroche, elle l’accroche, elle te tétanise, il réplique et se cabre, elle chute, elle revient, lui sent la douleur… La douleur que peut ressentir un ver… Lire la suite

De la Bretagne et des vents.

saint-malo-ville-episcopaleElle met les voiles vers le pays d’avant.
Elle emporte les rires des enfants, des souvenirs et du temps.
Loin des yeux, près de l’âme.
Elle va voir ailleurs, là où elle connait déjà.
Elle semble sereine mais elle laisse derrière elle des années et des amis, des émotions, des colères aussi, mais si les colères sont éphémères, les bonheurs sont éternels.
On la regarde partir, et certains se disent qu’elle va manquer, manquer pour un travail, manquer pour consoler les peines d’un jour ; d’autres regardent ce départ comme nouveau et motivant, comme la victoire de la volonté sur le temps. Lire la suite

Seul…

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Je suis seul.
Je regarde autour de moi. Les murs blancs attirent le néant, le néant m’attire.
Seul.
Que faire ?
Je doute, je réfléchis, je n’ai pas la solution, je doute encore.
Le temps passe. Rien n’efface cette question.
Comment faire ?
Seul. Des babioles captent mon regard vide. Je repense à tous ces petits moments, quotidiens, où chacun de nous est assailli par un doute, soudain, brutal, pour un sujet du plus grave au plus banal. On balaie toujours ces moments, on trouve toujours, on agit, on fait taire la petite voix, on cherche, on se trompe. Lire la suite